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Dossier: Préserver la biodiversité, partager les avantages,
nourrir la population mondiale
Le monde est aujourd'hui confronté à un
défi: parvenir à accroître la production
agricole en développant des cultures vivrières
capables de s'adapter aux changements climatiques et de couvrir
les besoins croissants de la population mondiale en constante
augmentation. Le Traité international sur les ressources
phytogénétiques pour l'alimentation et
l'agriculture, dont l'objectif à long terme est de
contribuer à la sécurité alimentaire
mondiale, permet aux gouvernements, aux agriculteurs, aux centres
de recherche et à l'agro-industrie de mettre en commun
leurs ressources génétiques et de partager les
avantages obtenus. Il permet ainsi de conserver et
d'améliorer nos cultures tout en récompensant les
agriculteurs traditionnels qui les ont développées
au cours des siècles. Grâce à ce Traité, les cultures qui constituent la base de notre alimentation - pains, curries, galettes de maïs, couscous - sont réunies dans une réserve commune. Le Traité facilite l'accès à ces cultures et les met gratuitement à la disposition de chercheurs qui acceptent de partager les avantages commerciaux potentiels provenant de l'utilisation de techniques modernes d'obtention végétale et des biotechnologies. Cette reconnaissance et ce partage des avantages répondent à une volonté d'équité et ont pour but d'encourager les agriculteurs à préserver et à utiliser la diversité des cultures dans leurs champs. Le Traité leur rend hommage. Au cours de l'évolution des plantes cultivées, les agriculteurs ont sélectionné les semences destinées à être plantées l'année suivante en fonction de leur adaptation à des conditions spécifiques. Au début du XIXe siècle, les progrès scientifiques ont permis de réaliser des croisements moins hasardeux. Aujourd'hui, les biotechnologies ouvrent de nouvelles voies grâce à la possibilité d'utiliser des gènes d'espèces différentes. En d'autres termes, l'utilisation potentielle de chaque variété va bien au-delà du champ de l'agriculteur. Certaines denrées alimentaires font partie de la culture ancestrale d'une région depuis des siècles alors qu'elles sont originaires d'une région à l'autre bout du monde. Cette dispersion montre que les agriculteurs et les communautés d'agriculteurs ont toujours partagé leurs semences et leur matériel génétique avec leurs voisins et par le biais du commerce. Lorsque les peuples partaient à la recherche de nouvelles terres, ils emportaient leurs semences avec eux. A l'heure actuelle, aucun pays ne peut se targuer d'être autosuffisant car il serait incapable de survivre avec ses cultures autochtones. Le Traité facilite l'échange permanent des cultures vivrières et du matériel génétique afférent.
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